Le risque est mesurée au travers de l'étude de 6 facteurs de risques et 6 mesures de sécurité :
La potentialité est considérée liée à 3 paramètres : l'exposition
naturelle (attrait, ciblage), le niveau de risque pour l'agresseur
(risque d'être identifié et sanctionné), le niveau
des moyens requis (intellectuels, matériels, temps)
L'impact
est considéré lié à 3 paramètres :
la circonscription des dommages (matériels, données), les
capacités de reprise (opérations, flux financiers,
communication), la capacité de récupération
financière.
Les
6 mesures sont considérés comme ayant une influence sur
un des facteurs : les mesures structurelles (localisation,
architecture, organisation), dissuasives (identification,
journalisation, sanctions), préventives
(contrôle d'accès, détection, interception), de
prévention (détection, intervention, non propagation),
palliatives (restauration, reconfiguration, secours), de
récupération (assurances, actions en justice)
La
méthode introduit 16 familles de services,
décomposés en sous-service, et une base de connaissance
basée sur 12 familels de scénarios de 10 scnéarios
chacune en moyenne
Depuis
1995, la méthode distinque plans stratégiques et
opérationnels, ce qui revient en fait à distinguer les
mesures d'ordre global (mesures assurant la cohérence
pour l'ensemble de l'entreprise) et local (plans réalisés par
chaque entité : ressources locales)
Avantages de la méthode :
Depuis
1996, une approche globale, basée sur la classification des
ressources, l'analyse d'un nombre limité de scénarios et
l'évaluation de l'effet global des mesures a été
mise en oeuvre. Elle est d'application plus rapide.
EBIOS
EBIOS
(Expression des Besoins et Identification des Objectifs de
sécurité) est une méthode créée
en 1995 par la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes
d’Information (DCSSI) du Secrétariat général de la défense nationale.
La méthode est compatible avec les normes internationales telles que l'ISO 13335 (GMITS),
l'ISO 15408 (critères communs) et l'ISO 17799.
Le
risque de sécurité des
systèmes d'information (SSI) est considéré une combinaison d'une menace et des pertes
qu'elle peut engendrer. La menace SSI peut être considérée comme un scénario
envisageable, avec une certaine opportunité (représentant
l'incertitude). Ce scénario met en jeu : une méthode d'attaque, les éléments
menaçants susceptibles de l'employer (naturels ou humains, manière
accidentelle ou délibérée), les vulnérabilités des entités (matériels,
logiciels, réseaux, organisations, personnels, locaux), qui vont pouvoir être
exploitées par les éléments menaçants dans le cadre de la méthode
d'attaque. Les pertes sont généralement estimées en termes d'atteinte des
besoins de sécurité des éléments essentiels (le patrimoine
informationnel et les processus associés) et d'impacts induits sur
l'organisme
La
gestion des risques SSI est considérée comme un processus continu et itératif en 4 phases :
Phase 1 : appréciation
des risques représente l'ensemble du processus
d'analyse et d'évaluation du risque. Elle consiste à décrire le contexte (l'organisme,
le système d'information, les éléments essentiels à protéger, les entités
sur lesquelles ils reposent, les enjeux liés au SI, les contraintes à prendre
en compte, …), puis les besoins de sécurité des éléments essentiels
en termes de disponibilité, d'intégrité et de confidentialité, et enfin à
identifier et à caractériser les menaces pesant sur le SI en terme
d'opportunité (représentant l'incertitude de ces menaces) puis à déterminer
les risques en confrontant les menaces aux besoins de sécurité.
Phase 2 : traitement des risques
est le processus de sélection et de mise en oeuvre des mesures de protection
contre les risques. Il consiste tout d'abord à identifier les objectifs de sécurité
exprimant la volonté de traiter ou non les risques en ne préjugeant pas
des solutions à mettre en œuvre puis à déterminer les exigences de sécurité
décrivant la manière de traiter les risques (dissuasion, protection, détection,
récupération, restauration, compensation et les mesures de sécurité, techniques
ou non techniques à mettre en oeuvre.
Phase 3 : acceptation
des risques SSI représente la décision d'accepter les risques résiduels.
Elle est prononcée pour une durée déterminée, par une autorité
d'homologation, qui doit être désignée.
Phase 4 : communication relative aux risques SSI représente le partage d'informations
concernant les risques.
Avantages de la méthode :
Le reférentiel est composé d'un ensemble d'outils pour découvrir la méthode,
s'y former, la pratiquer et contribuer à son développement communautaire.
La méthode est directement applicables à la plupart des secteurs, mais chacun peut l'adapter à son contexte particulier.
Des éléments
nécessaires à la prise de décision et à la gestion de celle-ci sont fournis (EBIOS
est proposée comme un outil de négociation et d'arbitrage)
Des formations gratuites sont assurées par la DCSSI pour les intervenants des organismes publics
Plus d'information sur EBIOS